Laurent Golay

Skateboard

Laurent Golay est un passioné de Skateboard depuis son enfance. En grandissant -la tête pleine d'idées et de projets- il s'est d'abord formé en tant que menuisier avant de voyager et pratiquer sa deuxième passion, le Snowboard. Quand il s'engage - en 2000 - à créer son propre entreprise avec sa femme, le moment était venu d'exprimer et de faire sortir toute cette créativité trop longtemps laissée pour compte. LGS est né. Tant d'année plus tard, Laurent fabrique toujours ces produits artisanalement et avec ce soin si personnel et particulier. Notre choix de rester à taille humaine, indépendant et focalisé, nous assure la proximité de nos clients, de nos partenaires, de notre team et de nos convictions.

C'est à quoi nous aspirons et ce qui nous fait vibrer : Créativité - Passion - Respect...

De: Slow Magazine

Objet: Interview Lgs Do-It

Date: 18 avril 2016 10:20:46 UTC+2

À: [email protected]

Pourquoi proposer une section DIY ?

La création de shapes personnalisés vient de la demande de plusieurs clients qui voulait une forme custom, mais ça coûte trop cher à réaliser. Il faut créer un gabarit personnalisé et une presse spéciale. Ce qui coûte très cher.

D’où vient l’idée ?

L’idée vient de notre designer, Steeve Fleury. Il a une maison d’édition à Nyon. Il nous fait les designs, les shapes. Un jour il est venu a l’atelier et s’est fait une planche poutre. Il a pris une poutre et a mis des roues dessous. Une planche poutre. En fait c’etait une discussion autour d’une bière. Un mec de Londres voulait pouvoir avoir sa propre forme, et on pouvait lui envoyer les feuilles de bois mais il a donné l’idée de lui envoyer la planche déjà vernie et contre-collée.

Est ce que cela rapporte de l’argent ?

Rapporter de l’argent le Do it… non, mais c’est plus un produit d’appel. Nous on fait tout en suisse, le bois vient du Canada mais tout est fait en suisse, dans notre menuiserie. Donc c’est aussi pour nous un moyen de montrernos possibilités. Nos concurrents ne peuvent pas offrir ça. Là il y a un jeune qui est venu avec sa mère de Nyon pour acheter une board Do it. De Nyon à la Vallée de Joux, il a dû mettre deux heures pour venir. Et on a pu le conseiller, il est reparti avec d’autres trucs. Il achète un peu une identification, une histoire. Avec ce qui s’est passé le 15 janvier, la concurrence est vraiment dure. En France, tu payes un employé 12 euros de l’heure ici c’est 23 et nous on paye 37 avec les charges. Donc on a vraiment vu le choc que ça a fait. La Vallée de Joux fait de l’horlogerie de luxe, et ils perdent vite des millions.

Mais pour vous ça va ?

Oui, car nous on ne fait pas que des skate, on fait de la menuiserie. Et Laurent il est perfectionniste. Donc les clients viennent le voir exprès pour des fenêtres en bois ou de la restauration.

C’est possible de vivre uniquement du skateBoard en suisse ?

Si tu achètes, entreposes et revends, oui. Sinon non.

Pourquoi proposer une section Do it ?

Tu vois le skate c’est faire ta propre créativité, ton propre univers. Quand un skateur va dans la rue, il voit ça à sa manière. «All what skateboard is about». Il voit la rue différemment d’un autre mec. Il voit des pentes, des rails. Des drops. Il va s’approprier, créer, façonner. Je sais pas si je suis très claire?

Si si, justement je trouve que le Do it est très lié au monde du skateboard, le fait de créer a partir de rien et de s’approprier les choses.

En plus il y a un MONSTRE engouement pour le Do it. Regarde ce qui se fait. Les gens en ont marre du mainstream. De Nike, Adidas et toutes ces grandes marques. «Money rules the world». Avec le Do it, les gens vivent l’instant présent, ils créent.

J’ai vu dans un reportage que tout est fait en chine maintenant.

Pas tout mais une grande partie. Ils nous font des offres à des prix imbattables. Moi j’achète même pas le bois pour ce prix là. Sinon tu peux regarder au Canada aussi, tu peux commander là-bas. Mais des grosses quantités.

Vous faites aussi des skateparks ?

On vient de finir un skatepark en béton à Prangins. ça aussi, c’est hyper intéressant d’avoir la capacité de créer ton propre environnement.

Mais c’est hyper technique de créer un skatepark ?

Oui, il faut connaître tout. C’est comme être architecte mais eux ils ne savent pas si une courbe est bonne. On a eu des mec de l’epfl qui nous ont dit : «on a fait un plan, vous pouvez le réaliser ?» mais non, là si le mec il prend la rampe il finit contre le mur avec la vitesse. Pour pouvoir créer un skatepark, c’est surtout une histoire de vécue et d’expérience. Il faut faire du skateboard.

Comment est-ce qu’il vous est venu l’idée de créer des skateparks ?

Laurent a créé sa première rampe à 12 ans avec son père dans le jardin ,... Ensuite, on a eu la menuiserie et il a fait un module pour faire des tranferts avec la rampe du village. Puis je crois que c’est Vallorbe qui nous a demandé un module. Etc. Jusqu’à ce skatepark en béton à Prangins.

Vous avez aussi une rampe a louer ?

Tout un skatepark. On le loue pour des events ou des contests. ça marche bien.

Vous faites un service de luxe en fait ?

C’est important pour nous de ne pas juste proposer la vente de skate. Mais tout ce qui va autour. De A à Z. tu veux des chaussures, viens nous voir, un skate, une rampe. On propose vraiment tout.

Interview de De Patrizia (Padu) Golay

LGS Swiss Skateboard Company

Par Slow Mag

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Interview / Photographies
Lgs, Pur produit d'une valée suisse